Biographie Lionel Davoust

Publié le par Salon-Fantasy

davoust« Maman, je veux savoir faire comme toi les lignes sur la feuille. »

Lionel Davoust a quatre ans et sa mère le prend au mot. Dès lors, tout est foutu.

Il apprend à lire et à écrire bien avant d’entrer en primaire (ce qui scandalise la directrice) et rédige dans la foulée une première nouvelle où figurent déjà des monstres et un bateau. Il ne cessera plus d’écrire sous une forme ou une autre.

Toujours dans la lune, rêvant d’ailleurs, il développe une passion conjointe pour les océans et l’imaginaire. Il dévore Flipper le dauphin, Star Trek, puis Bilbo le Hobbit, passe très vite à Robert Sheckley et A.E. Van Vogt, s’ennuie profondément sur les bancs des cours de français du collège, s’isole dans les littératures de l’imaginaire et les ordinateurs, puis découvre Boris Vian, véritable déclic qui fait le pont entre les rêves et la réalité.

Le monde, décide-t-il, referme bien des secrets qui n’attendent que d’être décodés avec suffisamment de conviction. La réalité se décide. Il est alors définitivement perdu pour le droit chemin. Mais le droit chemin s’en fout, et Lionel Davoust  le lui rend bien (avec un soupçon d’agressivité au titre de retour sur investissement).

Il enchaîne avec Zelazny et Castaneda, découvre Jung et Nietzsche, poursuit des études scientifiques dans l’optique de devenir biologiste marin (prépa bio et école d’ingénieur) tout en multipliant les activités (joue du clavier, rédige quelques textes de chanson en anglais, travaille plusieurs saisons comme aide-soigneur en zoo marin, quelques temps comme programmeur C++), notamment au sein du fanzinat, et il entre bientôt comme critique dans la revue de SF Galaxies.

Déçu par le milieu scientifique, un double diplôme d’ingénieur en poche, il décide (un peu avant le 11 septembre, mais cela n’a aucun lien) de tenter pour un an une aventure littéraire, sa passion de toujours.

Il n’est jamais revenu dans le circuit classique. Il se rend compte à terme qu’il n’en avait jamais eu l’intention. Et c’est bien mieux comme ça.

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